Motion CESER Guyane « non » a la rupture répétitive, eprouvante des carburants aux usagers de guyane jeudi 30 janvier 2014

  1. A relevé que les gérants de stations service des départements d’outre-mer en général et de la Guyane en particulier, sortis d’une discussion sans succès à Bercy, se sont organisés respectivement pour fermer leurs stations à partir de minuit, le 29 janvier 2014 et ce, d’une manière musclée afin d’entamer un dur bras de fer avec le gouvernement décidé à réguler la filière.pleniere-ceser-guyane
  2. Note que l’intersyndicale des gérants a échouée dans sa démarche et a décidé, ainsi, d’annoncer la fermeture en bloc solidaire de chacune de leurs stations.
  3. Constate que cette décision de fermeture a poussé les populations de nos régions à défiler en masse avec leurs véhicules vers les pompes à carburant.
  4. A relevé que les dits-gérants concernés ont décidé de réitérer leurs actions de lutte contre les décrets LUREL destinés à réduire les lourdes marges appliquées par des compagnies pétrolières au sein de marchés captifs et ce, en les menaçant de retrouver à leurs dépens les marges qui leur seraient rognées en amont.
  5. Enregistre que les gérants, forts de cela, ont pensé devoir nécessairement procéder à des licenciements ou encore perdre leur contrat de gérance.
  6. Voit que ces employeurs révoltés sont montés en 1ère ligne en dépit du fait qu’ils ne seraient pas concernés par les décrets.
  7. Souligne que les gérants de stations ont tenté ainsi de peser fortement sur les négociations des arrêtés de méthode des dits-décrets en cours devant être publiés le 1er février 2014.
  8. Apprécie le fait que les stations services de Guyane soient restées ouvertes, contrairement au mot d’ordre de grève lancé par l’intersyndicale des gérants et qu’il serait prévu une réunion de concertation entre tous les gérants pour arriver à une prise de décision.

Fort de tout cela, le CESER de Guyane n’hésite pas à :

  1. SIGNALER QUE : Trop c’est trop ! L’annonce d’une nouvelle fermeture des stations services, énième épisode dans les négociations entre l’Etat, les Pétroliers et les Gérants de stations service, équivalait une fois de plus à une prise en otage de la population, des familles et des entreprises de Guyane. Il ne s’agissait pas en la circonstance de contester le droit de grève car « constitutionnel » mais d’en signaler plutôt les abus avec leurs conséquences au niveau de la population guyanaise ET que notre économie guyanaise et notre potentiel d’emplois s’exposeraient à en souffrir.
  2. MET EN AVANT QUE : Le rôle du CESER, regroupant toutes les sensibilités de la vie civile, sociale et économique de Guyane, devait nécessairement l’amener à prendre une position ferme sur la méthode employée par les gérants des stations services de Guyane. Nous en avons d’autant plus la légitimité du fait que les membres du CESER se sont récemment positionnés en plénière contre ce décret ; l’objectif principal étant de : lutter contre le prix cher du carburant et en passant par une sol ution négociée . Il tient à sensibiliser les gérants de stations en leur faisant une proposition, si le cas devait se représenter : – d’agir autrement en passant par le processus d’une grève perlée ou encore, en appliquant un service minimum à la pompe dont les conséquences gêneraient beaucoup moins les clients qui sont des citoyens hautement fidèles dans les stations services – faute de transports en commun bien organisés et suffisamment développés dans notre Région . – En mettant le Préfet de Région devant ses responsabilités par des procédures telles que les réquisitions.
  3. TROUVER UNE SOLUTION LA PLUS JUSTE : En appelant les parties concernées (l’Etat, les Pétroliers et les Gérants de stations service) à négocier au plus juste possible, avec une préoccupation fondamentale, dans l’intérêt de plus grand nombre, car dans toute négociation, le leitmotiv devrait être l’HUMAIN.

 

Jean-Pierre CONSTANTIN

Président du CESER